Alimentation pendant l'épreuve
De nombreux travaux montrent que la performance est augmentée par des apports glucidiques et hydriques pour des exercices physiques de plus de 2 heures à 70 % du Vo2 max. Ce seuil d'action correspond bien à la diminution des capacités de glycogénolyse hépatique (8).
Ces nutriments devront être rapidement métabolisés, ne pas perturber la vidange gastrique de l'eau, ne pas être source de troubles digestifs.
La majorité des résultats s'accordent pour démontrer que l'effet sur la performance est obtenu pour des apports se situant entre 20 g et 50 g d'hydrate de carbone par heure d'exercice physique. Lors d'un exercice prolongé à 70 % du Vo2 max, l'organisme est capable de métaboliser 50 g de glucose par heure (9). La vitesse de métabolisation n'est pas modifiée par la forme de l'aliment solide ou liquide. La quantité totale de glucose métabolisé est supérieure si l'apport est fractionné pendant l'épreuve. Le mécanisme d'action de cet apport glucidique est encore discuté, il n'empêche pas la chute des concentrations du glycogène tissulaire, le glucose exogène remplacerait le glycogène tissulaire au sein du muscle.
Pendant l'épreuve, on retrouve la nécessité d'une hydratation afin de compenser les pertes sudorales. Bien que le débit sudoral maximal puisse dépasser 800 ml.h-1, la pratique montre qu'il est très difficile à un coureur d'absorber plus de 500 ml par heure d'effort.
La combinaison de l'apport glucidique et de l'apport hydrique vont se heurter à deux problèmes, la vidange gastrique et les troubles digestifs. L'augmentation de l'osmolarité du contenu gastrique ralentit la vidange gastrique. Ce phénomène devient sensible pour des concentrations supérieures à 5 % de glucose.
Par ailleurs, les troubles digestifs survenant pendant les épreuves prolongées sont la cause d'abandon en cours d'épreuve (11). Ils associent douleurs digestives, nausées, vomissement, diarrhées, leur mécanisme est complexe, il tient à la fois de modifications de l'hémodynamique splanchnique, de stimulations hormonales et nerveuses du tube digestif. L'apport de solutions glucidiques hyperosmolaires est suceptible de déclencher ou d'aggraver ces troubles. L'utilisation du fructose ou de polymère du glucose semble diminuer l'incidence sur la vidange gastrique et les troubles digestifs. L'ensemble de ces éléments conduit à propmoser pour l'alimentation pendant l'épreuve, un apport d'hydrate de carbone sous forme mixte glucose-fructose à la dose de 20 g par heure d'effort diluée dans 500 ml d'eau. Ce plan indicatif doit être adapté selon les conditions climatiques et la tolérance individuelle.
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